Organisation
Le département de Meurthe-et-Moselle
Principaux éléments statistiques
Financement & coût
CODIS - CTA
Mise en oeuvre opérationnelle
Prévision
Présentation territoriale
Formation
Prévention incendie
Interventions spécialisées
 
 
Les personnels
Présentation des équipements
Les transmissions
 
 
Interventions
Plans rouges
Manoeuvres
 
 
De la départementalisation
Des centres de secours
Anciens véhicules
 
 
Professionnel
Volontaire
Le Service Civique
Les Jeunes Sapeurs-Pompiers
 
   
Organisation
Interventions spécialisées
- Le sauvetage déblaiement (SD)
- Les équipes cynophiles
- La plongée subaquatique
- Le risque technologique
- Les interventions en grande hauteur ou en gouffre
- Les "ANIM"
 
  Agenda
Consulter les dates...
  Actualités
Consulter les actualités...
Bilan opérationnel
   
   
 
  Archives
Consulter les documents...
Le risque technologique
 

 

Le risque technologique regroupe aujourd’hui les actions que peut mener le service face aux risques radiologiques, nucléaires, biologiques et chimiques.

Dans les années de "guerre froide", les sapeurs-pompiers ont développé des équipes tournées vers la mesure des phénomènes radiologiques dans le cadre de la protection civile. L’existence d’un parc important de centrales nucléaires dans le pays a renforcé, à partir de 1970, l’utilité de ce type d’équipes. En outre, la multiplication des usages des sources radiologiques dans l’industrie et dans les hôpitaux ne fait que militer pour le développement de cette spécialité chez les sapeurs-pompiers. Il faut toutefois considérer que la mission des SDIS est limitée le plus souvent à la mise en place de périmètre de sécurité dans l’attente de spécialistestels IPSN. Pour ce faire, les SP sont dotés de matériels de mesures implantés dans les VIRT et bien sur d’équipements de protection individuelle. Les interventions sont rares et restent cantonnées à la localisation et la récupération de petites sources radioactives utilisées dans les laboratoires ou dans les hôpitaux. C’est donc une activité qui a toujours son intérêt et qui doit être préservée.
L’organisation est basée sur des équipes de reconnaissance et sur des équipes d’intrevention. La capacité des agnets formant ces équipes est établie sur quatre niveaux : le premier dit RAD1 avec possibilité, si celui-ci dispose de la formation de chef d’agrès, d’être chef d’équipe de reconnaissance. Au deuxième niveau (RAD2) est prévu l’équipier d’intervention avec l’option chef d’équipe si celui-ci est chef d’agrès. La distinction entre les niveaux reconnaissance et intervention est constituée par la mission : la reconnaissance a pour but d’évaluer le risque (mesure) et d’assurer le balisage, tandis que l’intervention englobe des actions supplémentaires tel le confinement. Deux autres niveaux complètent la formation et donc la qualification : le chef d’équipe radiologique (RAD3), qui commande directement les équipiers d’intervention et de reconnaissance, et le conseiller technique (RAD4) qui lui a pour mission d’aider le COS à conduire l’opération de secours spécialisée.

La prise en compte du risque chimique est intervenue plus tard dans les années 70. En premier lieu, se sont développées les techniques dites anti-pollution qui avaient pour but de traiter les atteintes des eaux de surface. Elles consistent essentiellement au confinement des polluants, (bien souvent des hydrocarbures) par la pose de barrage flottant et à l’écopage ou le pompage par crémage suivi d’un stockage temporaire dans des bâches de récupération.
L’identification des polluants a tout naturellement suivi et les VIRT ont été dotés de matériels d’analyse de l’eau. Mais bien vite, la nécessité faisant loi, il a été indispensable de prendre en compte les pollutions liquides, terrestres ou gazeuses. L’organisation mise en place s’est largement inspirée de ce qui avait été fait pour le risque radiologique, avec la même graduation et aptitude donc avec quatre niveaux RC1 (&40 agents), RC2 (120 agents), RCH3 (24 agents) et RCH4 (2 agents). Des matériels de mesure et de détection ont été implantés dans les VIRT ainsi que le matériel de confinement, de balisage, de transfert (pompage) et de récupération temporaire. L’équipement de protection individuelle beaucoup plus sophistiqué que les équipements RAD (scaphandre, protection respiratoire) a constitué une part importante de l’emport des matériels. La toxicité, la corrosivité, l’inflammabilité, voire l’explosivité des produits à traiter expliquent l’importance des équipements.

Ces moyens ont été condiotionnés dans des berces appelées UAP pour la pollution des eaux et UMIC pour les risques chimiques, sans omettre les berces de protection respiratoire UAR pour la logistique des opérations. Un VIRT est toujours associé à ces berces en cas d’intervention.

 Le tout dernier développement du risque chimique est lié au risque d’attentat mettant en oeuvre un produit chimique ou radiologique contaminant. De nouvelles procédures alliant des formations complémentaires (950 agents formés) et des équipements de détection et de décontamination ont dû être élaborées. Les VIRT se sont vu doter de détecteurs de contaminant et les engins de secours ont tous été munis de tenues légères, à raison d’un équipement complet par siége. Ces nouveaux équipements ont été complétés par la mise à disposition par l’Etat d’une tente de décontamination que le SDIS a conditionnée dans une nouvelle berce, l’UDE.

La formation, tout en maintenant la graduation en quatre niveaux, réunit tout ce qui a trai à ces trois derniers risques (pollution aquatique, risque chimique et risque de produits contaminant)

Enfin, les risques chimiques au sens large et radiologiques font l’objet d’un plan unique d’intervention dénommé plan risque technologique.