C’est la technique mise en oeuvre depuis les années 60 pour secourir les personnes disparues ou en difficulté dans le milieu aquatique (rivières, canaux, étangs, sablières). Elle exige un investissement personnel important car elle nécessite une excellente condition physique et la maîtrise des données théoriques. Plus que d’autres, la plongée subaquatique exige un travail par binôme sous la surveillance d’un encadrement. De plus, les milieux dans lesquels les plongeurs interviennent sont agressifs (eau peu claire, courant, froid, et dans certains cas obscurité). Une hiérarchie dans la formation, avec trois niveaux, permet de conduire les actions en toute sécurité : un premier niveau, le scaphandrier autonome léger (SAL), puis au deuxième niveau, le chef d’unité (CU) et enfin le niveau supérieur, le conseiller technique (CT).
Chaque année, le plongeur est astreint à 40 plongées lui permettant d’être classé "opérationnel". Les personnels disposent de VPL, camionnette emportant le matériel collectif et les tenues des plongeurs. Ces véhicules tractent en permanence un canot de sauvetage léger. Cette pratique telle qu’elle vient d’être présentée, est dite à "l’air libre", mais, dans certains cas exceptionnels, la plongée peut être effectuée en surface non libre ( une grotte envahie par les eaux, ou sous la glace, ou encore dans une construction souterraine). Cela demande, on le conçoit, une aptitude de haut niveau et une formation rigoureuse.
Il faut noter que le SDIS de Meurthe-et-Moselle est l’un des centres nationaux de formation pour les plongeurs de premier nivau. A ce titre, un stage annuel est organisé au plan d’eau de Pierre Percée, permettant une qualification de 20 SAL. Tous les départements du Grand Est lui adressent des candidats à la formation. |