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Activités opérationnelles
TREMBEMENT DE TERRE A BHUJ - INDE du 26 janvier au 26 février 2001
- Mobilisation du DAM Est
- Déplacement vers l’Inde
- Composition du Détachement
- Implantation du DAM à BHUJ
- Le dispensaire
- Retour
- Quelques chiffres - Commentaires et réflexions
 
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QUELQUES CHIFFRES - COMMENTAIRES ET REFLEXIONS
 
 
 
  [Conclusion]
 
CONCLUSION
 
  • 14 : la durée totale de la mission du DAM est de 14 jours.
  • 35 : le DAM a été engagé 35 heures après le séisme.
  • 44 : le détachement était composé de 44 personnes, dont 8 médecins, 8 infirmiers et 20 logisticiens.
  • 76 : le dispensaire a fonctionné 76 heures.
  • 80 : il a fallu 80 heures pour parvenir à BHUJ, autant pour en revenir.
  • 115 : la première victime a été accueillie au dispensaire 115 heures après le séisme.
  • 739 : les personnels engagés ont effectué 739 consultations et soins, avec un maximum de 30 par heure les premiers jours.
COMMENTAIRES ET RÉFLEXIONS

 Le DAM français a été la première structure médicale mise en place à BHUJ après le séisme. En ouvrant le 31 janvier, son engagement a permis de prendre en charge de nombreuses victimes dans cette ville complètement dévastée par le séisme, ne disposant plus d’hôpitaux en état de fonctionnement. 

 Il reste regrettable que, malgré une mobilisation rapide des personnels, il ait fallu 80 heures avant de pouvoir commencer à travailler. 

 Plusieurs éléments ont contribué à ce délai trop long :

 
  • Absence de vecteur aérien capable d’embarquer à Roissy l’ensemble du personnel et du fret. Une partie du matériel a du transiter par Bombay avant d’arriver à Ahmedabad.
  • Absence de vecteur aérien capable d’atterrir sur piste courte. De nombreux gros porteurs ont pu se poser directement sur l’aéroport de Bhuj, permettant de gagner plus de 20 heures de route.
  • L’importance de la superficie de la région atteinte par le séisme a rendu difficile une bonne évaluation des besoins. Une information précise n’a pas été possible immédiatement.
  • Le centre de coordination de Bhuj a du faire face à un afflux massif de secours nationaux et internationaux en hommes, matériels de recherche, de déblaiement, nourriture, bois, couvertures, tentes, …, qu’il a du répartir sur le site au mieux des besoins.

 Une fois sur place, l’installation du détachement sur Jubilee Ground s’est faite rapidement. C’est grâce à la qualité du travail réalisé par l’équipe de logisticiens qu’en quelques heures les deux zones, hébergement et dispensaire, étaient complètement fonctionnelles.

 Le DAM a parfaitement rempli son rôle en remplaçant momentanément les structures sanitaires détruites. L’hôpital de campagne israélien, puis celui de la Croix Rouge et du Croissant Rouge lui ont servi d’appui chirurgical. Le 4 février, lorsque le dispensaire installé par les autorités sanitaires indiennes s’est ouvert sur Jubilee Ground, le relais étant assuré, l’activité s’est naturellement déplacée vers lui.

 Les autorités indiennes ont suivi journellement le travail du DAM et ont toujours cherché à le faciliter. L’émouvant hommage qu’elles ont rendu à l’ensemble des personnels avant leur départ montre qu’elles ont apprécié la qualité du travail réalisé par le détachement tout entier.

 Dans la composition du DAM, le panachage réunissant des éléments militaires et des éléments civils renforce l’efficacité de l’ensemble du détachement, en réunissant des expériences et un vécu différents.

 Il faut garder le principe fondamental de toujours engager en extra national un minimum de personnels expérimentés, tant dans l’encadrement que dans les autres personnels.

 L’expérience s’acquiert bien sûr sur le terrain, mais cette intervention a montré une fois de plus l’importance des stages de préparation, comme le stage d’application de 7 jours organisé chaque année dans la Zone de Défense Est.

 Enfin, un DAM est d’autant plus efficace que sa mise en place est rapide dans le temps. Un ou deux jours gagnés sur le temps d’acheminement permettent de soulager plus efficacement encore une population touchée par une catastrophe et d’apporter une médicalisation précoce.