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Les engins

Le SDIS étant un établissement public caractérisé par une autonomie budgétaire et technique, il lui appartient, sur décision politique de son Conseil d’Administration, d’acquérir et d’implanter ses équipements mobiles d’intervention sur son territoire de compétence, à savoir, le département. Par équipement, on entendra aussi bien les véhicules que les matériels emportés que l’on appelle agrès.

Pour ce faire, une fois les budgets votés, les services du SDIS ont la charge :

  • de mettre au point, pour chaque équipement, un cahier des charges techniques fixant les objectifs à atteindre dans les respects des normes du moment,
  • de recourir à un appel d’offre en vue d’obtenir le meilleur équipement au meilleur coût (mise en concurrence),
  • de suivre sa réalisation technique et d’assurer sa réception.

L’acquisition et la répartition des moyens autiomobiles du SDIS trouvent leur origine en 1968, date de la départementalisation des matériels roulants. Le département était l’un des précurseurs en France de ce type de gestion des matériels, avec une mise en oeuvre sous une forme de PLANS D’EQUIPEMENT. De nos jours et depuis 1999, la mise en place des équipements se fait en application du SDACR avec quatre axes majeurs :

  • Réduction du parc par la réforme d’engins vétustes en double ou en triple emploi dans certains centres de secours,
  • Emploi de cellules amovibles sur porteur 26 tonnes, 15 porteurs pour 36 cellules (renfort ou spécialisation) ont contribué largement à la réduction du parc poids lourds,
  • Développement d’engins polyvalents (FPTSR - FPTDA) multifonctions, ayant permis également de réduire le nombre de châssis à entretenir, tout en augmentant le potentiel d’interventions. 21 FPTSR et 11 FPTDA ont ainsi entraîné la suppression de tous les VSR et 5 DAL. Beaucoup de missions spécialisées peuvent être abordées par les Fourgons Pompe Tonne, sans attendre les cellules amovibles correspondantes (pollution, sauvetage déblaiement, protection, éclairage, ventilation),
  • Adoption de plans pluriannuels d’équipement avec autorisations de programmes financiers ayant permis la passation de commandes importantes groupées. L’effet de cette méthode est double : les matériels sont identiques, donc d’entretien plus facile. Leur coût d’acquisition est inférieur car les commandes passées en plus grand volume incitent les fournisseurs à réduire leurs tarifs.

Il a pu ainsi être obtenu une homogénéité certaine du parc avec un nombre restreint d’engins (139 poids lourds et 319 voitures ou utilitaires).

 Les gains obtenus ont pu ainsi être réinjectés dans du matériel de qualité, où la sécurité des personnels et l’ergonomie ont été développées. Des groupes de travail d’intervenants ont suivi les programmes d’acquisition, depuis l’élaboration des cahiers des charges jusqu’à la réception technique des engins. Les résultats se traduisent clairement par une réduction de 25% du parc automobile poids lourds en 5 ans, et par une moyenne d’âge des véhicules en baisse notable. A titre d’exemple, en 2007, les 15 EPA en service affichent 8,81 ans de moyenne d’âge. A l’heure actuelle, la moyenne d’âge des 40 FPTGP, SR ou DA affectés aux centres opérationnels est de 8,02 ans.

Bien que peu confronté aux risques de feux de forêts, le SDIS dispose d’un parc de CCFM (camion citerne feux de forêts moyens) et de CCFL (lourds) ressortant à 31 unités. Ces engins ont tout leur intérêt départemenatl pour les interventions en cas d’épisodes neigeux ou en cas d’inondation grâce à leur mobilité 4x4.

Afin de compléter les engins de base que sont les engins de type FPT, le SDIS dispose d’une panoplie complète de berces amovibles sur des châssis porteurs de 26 tonnes. Au nombre de 36, ces équipements permettent de couvrir tous les risques du territoire.

Quelques chiffres permettent de mesurer la puissance du SDIS 54 :

  • 11.000 m3/h sous 15 bars en puissance pompe cumulée,
  • 70 canons à eau/mousse allant de 1.500 l/mn à 6.000 l/mn,
  • 38.000 mètres de tuyaux de 100 mm,
  • 40.000 litres d’émulseur embarqué,
  • 11.000 kg de poudre,
  • 1.200 KVA de puissance électrique,
  • 400 m3/h à 300 bars de moyen mobiles de compression d’air.

 Les agrès équipant les engins d’interventions font également l’objet de constantes améliorations. Il n’est pas possible dans cette présentation de relater tous les agrès mis en oeuvre. On ne s’arrêtera qu’aux principaux.

Le parc d’ARI (pression d’utilisation introduite et généralisée dès 1983) de type allégé (3,5kg à vide) est maintenant généralisé, y compris pour les CPIi. Le SDIS 54 dispose ainsi de 750 ARI mono-bouteilles, de 50 bi-bouteilles et de 1.350 bouteilles d’air comprimé.

Un équipement NRBC est en dotation avec une affectation de vêtements de protection individuelle dans les engins à raison d’un équipement par siège. Cette politique de traitement d’un risque récent a nécessité également une dotation en moyen lourd de décontamination. Il en est de même pour les risques sanitaires, telle la grippe aviaire, chaque VSAV disposant de Kits individuels de protection.

D’autres moyens peuvent être cités : 12 caméras thermiques, 9 stations téléphoniques stallitaires équipant les VPC et le CODIS et bon nombre d’explosimètres, de détecteurs de CO ou encore de détecteurs radiologiques arment les VSAB ou les FPT.

L’importance des moyens de secours médicaux (1 Poste Médical Avancé, 7 remorques Postes de Secours Avancés et une cellule polyvalente d’hébergement) est expliquée par la forte osmose des entités hospitalières et du Service d’Incendie et de Secours depuis 1960. Il faut rappeler que Nancy a été une ville pionnière en matière d’organisation de l’aide médicale urgente.

Le rôle fondamental des Corps de Première Intervention (CPI) n’a pas été oublié. A l’opulence de poids lourds porteurs d’eau, il a été préféré de sobres Fourgon d’Incendie Légers (FIL), équipés toutefois de nombreux agrès de lutte contre l’incendie et de matériels de secourisme (lot d’oxygénothérapie, defribilateurs semi-automatiques entre autres). L’armement de ces engins permet un secours de proximité et constitue un renfort appréciable des centres de secours.

La gestion opérationnelle de l’ensemble du parc automobile par un logiciel d’alerte centralisé, intégrant tous les particularismes fonctionnels des engins, permet d’optimiser un parc automobile réduit mais de qualité.

 

 
 
Les engins